Le projet

Une vingtaine d’élèves du club parrainage font rimer amitié et solidarité depuis 5 ans en parrainant Y Ngom, jeune vietnamienne par l’intermédiaire de l’association Enfants du Mékong. Un échange de lettres régulier permet de mieux se connaitre, se raconter et s’aider. Accueil

Cette amitié du bout du monde permet aux élèves de vivre concrètement solidarité et partage.

1re lettre que nous avons reçue d’Y Ngom le 30 janvier 2009Lettre

Lettre d’Y Ngom, écrite dans son dialecte de l’ethnie banhar à laquelle elle appartient (dialecte du peuple montagnard des hauts plateaux).

Elle a appris à écrire le vietnamien au collège où elle a pu être pensionnaire grâce à notre parrainage. Seuls les enfants parrainés de ces ethnies peuvent se rendre au collège éloigné de leur village en étant nécessairement hébergés en pensionnat. Ils peuvent ensuite accéder au lycée si le parrainage se poursuit comme c’est le cas pour Y Ngom.

Y Ngom

Y Ngom

Nous rêvons de poursuivre notre soutien lors de ses années à l’université si elle souhaite poursuivre ses études comme c’est le cas pour l’instant, où elle est en classe de première (classe 9 au Vietnam) désireuse de devenir institutrice. Nous sommes touchés par ce projet ambitieux et source de bien des satisfactions à venir mais aussi de difficultés qu’elle nous confie dans ses lettres. Mais elle semble très volontaire pour les surmonter en suivant notamment des cours supplémentaires de soutien, financés également par notre parrainage. Elle nous dit avoir des difficultés en physique chimie et anglais et trouver beaucoup d’encouragements dans nos lettres et photos des élèves qu’elle trouve « très beaux » (lorsqu’elle reçoit la photo de classe des 5e en début de chaque année scolaire). Ce qui ne manque pas de faire plaisir à nos collégiens et qui leur permet de mesurer la chance qu’ils ont d’étudier ensemble dans de bonnes conditions. Il faut beaucoup de courage et de motivation à ces enfants des ethnies qui ne maitrisent pas le vietnamien à leur entrée au collège pour rattraper leur retard. Y Ngom n’en manque pas et nous assure qu’elle fait « tout son possible pour réussir et ne pas nous décevoir ». Ses lettres sont très touchantes et nous permettent de bien comprendre ses joies et ses soucis. Certains parrains regrettent de recevoir de rares courriers stéréotypés, ce n’est pas notre cas! Elle répond toujours à la lettre envoyée commentant telle ou telle nouvelle que nous lui annonçons, nous parlant des personnes dont nous lui envoyons les photos, nous interrogeant sur nos activités, s’intéressant à nous tout simplement.

C’est ainsi que l’amitié a pu naitre, se renforçant au fil des mois, nous faisant attendre ses lettres avec impatience et notre rencontre avec bonheur ! Comme elle doit se réjouir de nous accueillir ! C’est d’ailleurs elle la première qui disait il y a déjà 2 ans « Comme j’aimerais vous rencontrer, je rêve de votre visite ! « Nous aussi on en rêvait et ce rêve devient réalité ! Ce temps de préparation est vraiment magique et nous donne une énergie à déplacer les montagnes jusqu’à Kontum !

Sylvie Perrin